Après un (très) court passage à Osheaga en juillet dernier, Dallas Green et sa bande étaient de retour ce soir dans la métropole. Un spectacle fait en toute simplicité.
Lors de l’annonce du spectacle en hiver dernier, les billets se sont vendus comme de petits pains chauds, offrant ainsi aux gars de City and Colour un Métropolis en salle comble. Les fans du groupe n’étaient pas rassasiés, et on peut le comprendre, de la prestation de 6 chansons que le band avait offerte au festival de musique Osheaga.
Le spectacle de ce soir a commencé pile à l’heure avec The Low Anthem qui n’a malheureusement pas rempli leur mission de réchauffer la salle; on attendait donc avec impatience que City and Colour s’arment de leurs guitares. On ouvre le bal avec la première pièce de Little Hell, We found each other into the dark. Ce n’est qu’après quelques pièces que le frontman du band s’adresse timidement à la foule. Par chance, ceci ne traduira pas le reste de la prestation où Dallas Green a été très généreux avec son public : ils nous a même prié de ne pas utiliser nos téléphones cellulaires pour filmer le spectacle : “You can have memories instead of videos you know!”
La voix de Green, aussi chanteur et guitariste du groupe Alexisonfire, est sans faille. Puissante et juste assez rauque, elle donne aux chansons une saveur folk bien particulière. On peut dire que, bien que le groupe compte sur d’excellents musiciens, City and Colour, c’est Dallas Green. En effet, la magnifique voix du chanteur est bien traduite en spectacle. Intéressant, bien que nous aurions apprécié que quelques chansons soient réinventées, car on avait trop souvent l’impression d’écouter leurs albums.
C’est en omettant d’inclure à leur setlist quelques “hits” (notamment Save your scissors, O’Sister et Sometimes) que City and Colour nous ont donné une bonne performance, honnête, simple et efficace.


